Texte inédit de Joel Jouanneau

Mise en scène : Joel Jouanneau et Helene Gay

Lumières et son : Thomas Cottereau 

avec Caroline Bonis & Jean Le Scouarnec

Représentations à venir 

17 novembre 2017 à 14h30 et 20h30 (tout public) : Le City, Lorient (56)

17 mai 2018 à 18h30 (tout public) : Théâtre de l’Ephémère (Théâtre Paul Scarron), Le Mans (72)

18 mai 2018 à 20h30 (tout public) : Théâtre de l’Ephémère (Théâtre Paul Scarron), Le Mans (72)

Création Automne 2017

« Mamie ouate en Papouasie » a été ma première rencontre avec l’écriture et l’univers de Joël Jouanneau. Puis viennent ensuite d’autres lectures de ses textes qui me touchent. Venu s’installer en Bretagne, nous nous sommes alors rencontrés. Il m’a vu jouer au théâtre, notamment Beckett que nous avons évoqué ensemble, ayant lui-même mis en scène La dernière bande avec un illustre acteur . 

Son écriture sensible et précise m’a incité à lui proposer l’écriture d’une pièce pour Caroline Bonis et moi.
Ce nouveau texte me sera remis en juin 2017 et d’ores et déjà, je cherche les moyens de sa production et de sa réalisation.

Jean Le Scouarnec | Août 2016

Joel Jouanneau Auteur, curriculum dans « Post-Scriptum »

« Je suis né en 1946 à la Gaillotière, dans une ferme du Loir-et-Cher, près du bourg de Cellé, où je demeure, avec mes parents et mes deux sœurs, jusqu’en 1952. A l’origine, ma mère était domestique de la ferme dont mon père était fils du fermier. Les dettes s’accumulant, la famille s’installe durant trois années à Fontaine-les-Côteaux où les grands-parents maternels tiennent le petit bureau de poste. C’est donc sans doute par piston que mes parents deviennent facteurs auxiliaires du canton de Montoire. Envoyé en éclaireur dans la région parisienne, muni d’une bourse républicaine, je suis interné au lycée Marcel-Roby de Saint-Germain-en-Laye. Finalement renvoyé, après deux années d’expérimentation du statut de souffre-douleur, je retrouve ma famille à Nanterre. Le père est devenu titulaire au centre de tri du 13e, il arrondit nos difficiles fins de mois tôt le matin aux halles, la mère usine, elle, à France-Tapis. En 1963, c’est Saint-Denis et la cité HLM Pierre-Semard. La mère quitte les tapis pour les valves Bardin, entreprise sous-traitante de Michelin. Simple employée elle y deviendra cadre commercial. A la fin d’études agitées au lycée Paul-Eluard, je passe finalement mon baccalauréat, tout en animant une troupe amateur, le collectif du Grand Luxe de 1962 à 1983. En 1967, dans un car, je suis foudroyé par le regard et le visage de celle que j’épouse trois ans après et depuis, je l’accompagne. De 1967 à 1985, j’effectue divers métiers, soit dans l’ordre : instituteur, employé du bureau d’aide sociale, puis coordinateur des affaires culturelles de la vielle de Saint-Denis, journaliste à Révolution, l’hebdomadaire des intellectuels du PCF. Gauchiste en Mai 68, j’ai adhéré au parti le mois suivant. Ce même parti, au vu de la gravité de ses désaccords avec moi, refuse de me remettre ma carte en 1984, ce dont je lui reste reconnaissant. La même année, de retour du Moyen Orient, j’écris Nuit d’orage sur Gaza, et réalise ma première mise en scène, une adaptation d’un roman de Botho Straus : La dédicace, travail produit par le théâtre Gérard–Philipe de Saint-Denis, que dirige un frère et compagnon de toujours, René Gonzalez. J’alterne ensuite l’acte d’écrire : obscurcir bien malgré soi une page blanche, et celui de mettre en scène : éclairer, du moins s’y employer, une boîte noire. En 2001, je quitte la région parisienne pour la Bretagne, et plus précisément Port-Louis. »

Caroline Bonis Comédienne

Formée aux ateliers de la comédie de Saint-Etienne, Caroline rejoint la capitale pour compléter sa formation au studio Alain de Bock. Elle travaille avec différents metteurs en scène tels qu’Arlette Allain, André Tardy, Gaële Boghossian, Raphaël Fernandez, Vincent Dussart, Jean Hache, Sophie Lannefranque… Au cours de ses apprentissages elle travaille également le chant, la commedia dell’arte, le jeu du masque balinais, le théâtre élisabéthain, la danse contemporaine…
Elle monte sa propre compagnie sur Paris, la Compagnie Elemiah avec laquelle elle crée deux projets qui tourneront dans plusieurs salles et villes ainsi qu’au festival d’Avignon.
Quatre expériences en tant que metteur en scène et assistante mise en scène viennent compléter son parcours : Don Quichotte au Théâtre National de Nice, L’Arme de Nuit et Les Ecorches Anonymes, deux pièces de sa propre compagnie présentées entre autres au festival off d’Avignon, et plus dernièrement Le Journal de Grosse Patate.
En terre bretonne, elle collabore avec La Compagnie du Funambule avec laquelle elle met en scène Le Journal de Grosse Patate, avec Jean Le Scouarnec et Raphaëlle Salama. Elle participe à plusieurs courts et longs métrages, clips commerciaux et institutionnels et prête sa voix en doublage et voix off pour des publicités.
Parallèlement, elle partage sa passion du théâtre au sein d’ateliers sur Lorient et sa région.

 

Photos : Jean Henry