LES CONFIDENTES Actuellement à l’affiche

affiche_web_les-confidentesAdaptation du   » Le Journal d’une femme de chambre  » | Octave Mirbeau

 » Ma mère était coiffeuse, elle a du changer de prénom à 18 ans. Marcelle ne convenant pas à ses nouveaux employeurs. Elle est devenue Carole. Aujourd’hui, même sa sœur, l’appelle Carole ! L’a-t-elle mal vécu ? Non.

En lisant  » Le Journal d’une femme de chambre  », j’ai pensé à ma mère.
Comme elle, Célestine est guerrière et joyeuse, ambitieuse et moqueuse.
J’ai aussi pensé à toutes ces femmes qui luttent pour exister comme femme.
A travers ce spectacle, je souhaite donner la parole à toutes ces femmes, à toutes les femmes. »

Erika Vandelet | Metteur en scène

LE ROMAN DE MIRBEAU

Ecrit en 1900, Le Journal d’une femme de chambre est un roman social, ou antisocial, qui dépeint une société où les puissants dominent les plus faibles.

LE PERSONNAGE FEMININ

Célestine est le personnage principal du roman.
Célestine tient un journal intime dans lequel elle décrit par le menu ses rencontres avec des maîtresses indignes, des bourgeois brutaux, des serviteurs viles et fourbes. Elle parle de sa condition de femme exploitée, condamnée à l’instabilité et à de perpétuelles humiliations.
Ce bout de femme insoumise et rebelle, caustique et cruelle, drôle et ambitieuse est emblématique de la femme de ce début du 21ème siècle.

Tout a commencé lors de la lecture du « Journal d’une femme de chambre » d’Octave Mirbeau en mars 2015.

L’HISTOIRE Célestine est placée comme femme de chambre dans des maisons bourgeoises. Elle raconte dans son journal intime sa vision du monde, des ‘’maîtres et des petits‘’ dont elle fait partie. ÉMANCIPATION J’ai aimé la force de caractère et l’énergie combative du personnage. J’ai aimé aussi l’intelligence et l’humour qui sont ses armes de défenses ou de peines face à l’adversité. Sa condition de femme de chambre la lie à sa condition d’être humain. Elle n’a de cesse d’échapper à sa condition, à sa fonction, à son métier, donc à s’émanciper ! CONTEMPORANÉITÉ J’ai fait le parallèle avec le travail des femmes d’aujourd’hui, les métiers de service : comment travaille-t-on dans des hôpitaux, dans une banque, en entreprise – ou en faisant des ménages ? LES FEMMES PRENNENT LA PAROLE Je me suis adressée à certaines femmes et leur ai demandées de me parler de leur vie professionnelle. Quel était leur rapport au travail en terme de plaisir, de joie, de déception ou de peine ? Dans le fond, ce qui anime notre élan au travail. Quel sens donne-t’on au mot Travail ? Pourquoi travaille-t’on ? FACE CAMÉRA Les confidentes m’ont parlée ‘’face caméra‘’. A la manière de Célestine, elles ont raconté leurs visions du monde, ‘’des grands et des petits‘’ dont elles font partie. PLAISIR J’ai aimé la force de leurs paroles et leur énergie de vie. J’ai aimé leur lucidité et leur humour comme protection de leurs fragilités. PRÉTEXTE J’ai pensé qu’un personnage de roman pouvait être le prétexte à des rencontres et à des témoignages qui nous interrogent, nous, société avide d’égalité ou pas. THÉMATIQUE A-t-on avancé dans notre condition d’être humain ? Profitons-nous de notre émancipation ? Quelles sont les luttes de l’émancipation pour les femmes d’aujourd’hui ? LE RÉCIT La toile de fond des témoignages : c’est le récit de Célestine. Célestine sera tour à tour le personnage de l’oeuvre de Mirbeau, la passeuse de témoignages et le relais entre Mirbeau, les portraits de femmes et le public.

Erika Vandelet

LA MISE EN SCENE
L’écriture de plateau sera un kaléidoscope.
« Kalos » signifiant  » beau  », comme la beauté de ces femmes qui se battent depuis toujours pour leur émancipation.
« Eidos » qui veut dire  » image  », c’est à dire ces miroirs multiples, ces indices qui guideront la comédienne enquêtrice.
« Etskopein », se traduisant par  » regarder  », comme un regard porté sur le monde d’aujourd’hui à travers le personnage de Célestine.

A Océanis, Erika Vandelet jeu Les confidentes
Lorient – Ouest France – Loïc Tissot

En 2017 nous allons commémorer le centenaire de la mort d’Octave Mirbeau : journaliste et romancier engagé qui c’est opposé aux lois scélérates au début du XXè siècle. »Avec son écriture, il réveille et donne l’envie de se bagarrer ».
Erika Vandelet aime la langue de Mirbeau. Dans la pièce Les confidentes, on retrouve Célestine, jeune domestique bretonne employée comme petite bonne à Paris. Elle est vive, battante, plein d’humour et a un regard d’une acuité folle. Dans son cheminement artistique, Erika Vandelet est allée à la rencontre de femmes d’aujourd’hui pour qu’elles lui parlent de leur vie professionnelle. Assemblées au texte de Mirbeau, leurs témoignages offrent une contemporanéité au texte avec la question sous-jacente : « Est-ce que les choses ont évolué avec le temps ? ».

Le public transporté par la lecture d’Erika Vandelet
Cléguer – Télégramme – 02/02/2016

Une quarantaine de personnes ont été transportées par la lecture théâtralisée
Samedi soir, à l’initiative du Théâtre de l’Echange de Caudan et en partenariat avec la municipalité, une soirée lecture théâtralisée, avec la comédienne Erika Vandelet, était offerte par la commune.
« La quarantaine de personnes présentes a été transportée par la très belle interprétation de la comédienne du Journal d’une femme de chambre (oeuvre d’Octave Mirbeau). C’était à la fois drôle et émouvant, relate Sandrine Le Gouic, adjointe à la culture. Il s’agissait d’une nouvelle forme de spectacle sur Cléguer et dans la démarche culturelle, la volonté de la commune est d’accueillir des artistes. »
À l’issue du spectacle, Erika Vandelet a échangé avec le public « les personnes sont restées et les échanges leur ont donné envie de lire les livres qui sont disponibles à la médiathèque ».

 

 → Représentations 

10 février 2017 – Théâtre du Pays de Morlaix – Morlaix (29)
2 représentations
3 & 4 mars 2017 – La Station Théâtre – La Mézière (35)
2 représentations
11 mars 2017 – Le City – Lorient (56)
1 représentation
14 au 17 mars 2017 – Communauté de communes de Landivisiau –
5 représentations
31 mars 2017 – UBSLorient (56)
1 représentation
30 avril & 5 mai 2017 – Festival Rêve Général – Mirecourt (88)
2 représentations

extrait du spectacle